Le roi de la forĂŞt

De tous les animaux que j’ai la chance de croiser en Suède, le plus impressionnant reste pour moi l’élan.

Il est la plus grande espèce de cervidés sur la planète. Son poids peut atteindre 700 kg et sa hauteur plus de 2 mètres à l’épaule. Il est un grand solitaire, qui a peur des hommes. Il est donc très difficile de les voir en se promenant dans la forêt.

La Suède est le pays où la densité des élans est la plus élevée au monde : 350 000 individus, en particulier en Laponie. Cela n’a pas toujours été le cas et l’élan a frôlé l’extinction en Suède au début du XIXe siècle.

L’attribution du droit de chasse par le roi Gustave III à tous les propriétaires terriens, en 1789, a conduit à des prélèvements excessifs. La création de la Swedish Association for Hunting and Wildlife Management (SAHW) en 1830, et l’attribution de la responsabilité de la gestion des populations d’élans à cette association de chasseurs, en 1938, permirent de reconstituer une densité significative.

Aujourd’hui, le succès de la protection est tel que de nombreux accidents de circulation (souvent mortels au vu de la taille de l’animal…) sont causĂ©s par les Ă©lans et les dĂ©gâts forestiers, notamment aux repousses, sont très lourds : un Ă©lan adulte consomme entre 10 et 30 kg de matière vĂ©gĂ©tale par jour.

J’avais observĂ©, Ă  ma plus grande surprise, un Ă©lan sur la rocade autour de Stockholm l’Ă©tĂ© dernier. Mais quelles Ă©motions inoubliables de l’apercevoir, au-delĂ  du cercle polaire, en pleine forĂŞt de boulots nains et au pied des montagnes qui forment la frontière entre la Suède et la Norvège !

Moose in the wild – Road to Nikkaluokta – February 2021

Moose in the wild – Road to Nikkaluokta – February 2021

Moose crossing Stockholm highway – August 2020

Le renne, Ă©lĂ©ment central des Samis

Le territoire des Samis, « Sápmi », est constitué de sommets enneigés, de rivières sauvages, de lacs et de ruisseaux aux eaux pures, de toundra et de forêts. C’est une région d’une beauté et d’une tranquillité exceptionnelles, qui s’étend sur les régions arctiques de la Suède, de la Norvège, de la Finlande et de la Russie.

Le saviez-vous ? 

Le peuple Same compte traditionnellement huit saisons, en raison des nombreuses variantes du climat : les écarts de température peuvent atteindre jusqu’à 70 °C entre les saisons. Les Samis, peuple nomade, se déplaçaient avec leurs rennes du littoral de la mer baltique vers les montagnes à la frontière norvégienne et nommaient leurs saisons en fonction des besoins et du comportement de leurs troupeaux de rennes. Ils suivaient le cycle de vie des rennes.

Le renne est un élément central du mode de vie des Samis, un héritage de l’époque où ils vivaient de la pêche et de la cueillette. Un seul éleveur peut avoir des milliers de rennes, dispersés sur de vastes étendues. Le renne représente toujours un mode de vie particulier dans la culture same, tout comme la viande de renne qui reste un aliment de base dans la cuisine locale.

J’ai eu la chance d’en croiser au milieu de nulle part !

Reindeers walking by the road – Nikkaluokta – February 2021

“Les mots sans les pensĂ©es ne vont jamais au ciel.”

Cet extrait d’Hamlet rĂ©sonne avec la beautĂ© du spectacle d’hier.

A Stockholm, nous avons très souvent des couchers de soleil magnifiques, tirant souvent sur le rouge et le violet. Et hier, les mouvements dans le ciel Ă©taient majestueux et j’avais mon appareil photo sous la main lorsque les couleurs se dĂ©veloppaient de manière verticale Ă©galement.

Que s’est-il passĂ© ? Je ne sais pas ! Mais connaissez-vous l’indice Kp ?  « K » : pour « Kennziffer » en allemand ( « numĂ©ro de code »). Et « P » : pour « planetary ».

Le « Kp » est donc une moyenne mondiale calculĂ©e Ă  partir de diffĂ©rentes stations d’observation terrestres et l’indice mesure les tempĂŞtes gĂ©omagnĂ©tiques. Hier, le Kp sur Stockholm Ă©tait anormalement haut, et très proche du niveau habituel qui permet d’observer des aurores borĂ©ales.

Stockholm – January 2021

The-book-trotters

Sur Instagram, @thebooktrotteuses a mis en place une initiative fantastique pour faire voyager des livres !

Le principe est simple : des livres sont chroniqués, et ceux qui répondent aux critères de sélection du groupe sont sélectionnés.

Un livre sĂ©lectionnĂ© est proposĂ© Ă  10 lecteurs, tirĂ©s au sort. L’auteur ou la maison d’Ă©dition envoie le livre au premier lecteur avec une dĂ©dicace. Le premier lecteur lit le livre, Ă©crit un mot, et l’envoie au second lecteur. Et ainsi de suite jusqu’au dixième lecteur qui ensuite le renvoie Ă  l’auteur / Ă  la ME.

L’auteur recoit, Ă  la fin de ce superbe voyage, son livre avec 10 mots des 10 lecteurs.

J’ai eu l’immense plaisir de voir mon livre sĂ©lectionnĂ© pour participer Ă  ce fabuleux voyage gĂ©ographi-livresque ! Et pour moi qui vis en Suède, le voyage de mon livre et sa rencontre avec 10 lecteurs en France prennent une signification toute particulière.

« RĂ©sumĂ© : Rillon-en-Campagne, petit village isolĂ© de 200 âmes. Ici, tout le monde se connaĂ®t, depuis des gĂ©nĂ©rations. Quand le corps supplice de l’un des leurs est dĂ©couvert dans un coin difficilement accessible de la forĂŞt, il n’y a pas de doute, le tueur est du coin. Mais qui ? Et surtout pourquoi ? On ne dĂ©capite pas un homme pour un petit diffĂ©rent. Sylvain Chevrillon, et son adjoint Rubio Arango, gendarmes Ă  Dijon, sont en charge de cette enquĂŞte en huis-clos, teintĂ©e de vieux secrets enfouis.

Mon avis : Je ne savais pas trop Ă  quoi m’attendre en commençant cette lecture ; le titre me faisait craindre une pincĂ©e de surnaturel, mais pas du tout. Dès les premières pages, j’ai Ă©tĂ© conquise par le style fluide et naturel de l’écriture. Ni trop guindĂ©, ni trop familier, le dosage est parfait ! On est propulsĂ© immĂ©diatement dans l’horreur de ce meurtre atroce, ainsi que dans l’ambiance pesante de ce village de campagne en automne, avec son code d’honneur, ses non-dits et ses secrets. Ambiance « chasse, pĂŞche et nature » mais en version malsaine, on n’a pas envie de s’y retrouver coincĂ©. Au dĂ©but, j’aimais bien le gendarme Chevrillon et son cĂ´tĂ© cash, mais il est rapidement devenu antipathique. Citadin hautain qui mĂ©prise les « bouseux », un poil misogyne et bornĂ© comme pas deux… Insupportable ! J’aurais aimĂ© que son adjoint lui rentre un peu plus dans le lard, il le mĂ©ritait le bougre.
L’intrigue est très efficace, mĂŞme si j’ai eu un lĂ©ger soupçon Ă  un moment, j’ai Ă©tĂ© surprise grâce aux nombreux rebondissements et j’ai trouvĂ© ça très bien ficelĂ©. J’ai juste tiquĂ© sur un dĂ©tail dont j’ai discutĂ© par la suite avec l’autrice, mais ça n’enlève en rien le plaisir que j’ai eu Ă  le lire, grâce Ă  son suspense, son action et son originalitĂ©. Bravo ! Je lirais avec plaisir le prochain. »

Narcissistic?

“Tel est le cercle vicieux des Ă©gocentriques : leur ego demande tant qu’ils finissent par avoir besoin d’autrui. Ce doit ĂŞtre Ă©puisant. Il vaut mieux n’ĂŞtre qu’un simple Ă©goĂŻste.” -/ La Part de l’autre – Eric-Emmanuel Schmitt.

Edsviken Bay – Stockholm area – January 2021

Promenade en bord de mer (baltique)

La mer baltique est très peu salée, (4 fois moins que les autres mers et océans) ce qui permet d’observer une faune et une flore très variées.

Voir la glace recouvrir la mer est d’une grande beauté !

Et les oiseaux étaient au rendez-vous : le majestueux et protégé aigle de mer, la corneille mantelée (grise et noire) et bien sûr les canards, mouettes et cygnes.

L’aigle de mer
Baltic Sea – Stockholm area – January 2021
La corneille mantelée
Baltic Sea – Stockholm area – January 2021
Baltic Sea – Stockholm area – January 2021

Baltic Sea – Stockholm area – January 2021

Baltic Sea – Stockholm area – January 2021

Article de Presse – K. Bellatrix: l’ancien « enfant du village »

Je suis originaire d’un petit village de CĂ´te-d’Or, en Bourgogne, qui a inspirĂ© mon dernier roman. Ce village s’appelle Sombernon.

Le journal quotidien du dĂ©partement: Le Bien Public, a publiĂ© un article sur mon roman « Les TĂ©nèbres d’Orcus ». J’ai ressenti beaucoup d’Ă©motions quand j’ai dĂ©couvert cet article, rappel de mon enfance, de mon passĂ©, pour moi qui vis maintenant Ă  2 000 km de ce petit village.

Revue de presse – le_nez_dans_les_bouquins (compte littĂ©raire Bookstagram)

âť„ je recommande âť„
Mélangez une dose de la série « Les revenants », une pincée de l’excellent « Surface » d’Olivier Norek et une portion de la sordide histoire du petit Gregory et vous voilà dans les méandres et l’atmosphère étouffante et anxiogène des « Ténèbres d’Orcus ». Ce sont les trois références (qui me sont propres) qui ne m’ont pas quitté durant toute ma lecture.

Orcus est, dans la mythologie romaine, le dieu des enfers, de la mort et le vengeur des parjures. Et c’est bien une odeur de mort, de serment inviolable et de non-dits abominables qui fermente dans les profondeurs du petit village de Rillon-en-Montagne.

Avec une plume franche et percutante, @bellatrix.auteur (auteur déjà publié en maison d’édition mais qui a choisi un pseudonyme pour ce premier roman en autoédition), signe un roman à la fois dérangeant et addictif.
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Le personnage principal, bien qu’assez antipathique, clairement stĂ©rĂ©otypĂ© (flic cĂ©libataire qui s’autodĂ©truit Ă  coup d’alcool et de clopes, grognon et misanthrope, dĂ©nigrant les bouseux mais aimant collectionner les femmes…bref, vous voyez le topo ?), ce qui aurait pu me faire fuir, a fini, grâce Ă  son flair implacable et sa capacitĂ© Ă  « profiler » finement le meurtrier, par crĂ©er un peu d’attachement chez moi. J’ai prĂ©fĂ©rĂ© son acolyte, Arango. Mais le duo fonctionne bien pour dĂ©mĂŞler le vrai du faux. L’intrigue est bien ficelĂ©e et les rebondissements de la fin mettent du piment Ă  l’enquĂŞte.

Une très belle découverte pour ce roman autoédité qui mérite d’être lu et qui est finaliste du prix des Étoiles Librinova 2020.

“On transforme sa main en la mettant dans une autre.”

En prenant cette photo ce matin, c’est cette citation de Paul Eluard qui m’est venue à l’esprit.

Lorsque la surface des lacs et des bras de la mer baltique commence à se transformer en glace, et que la neige se dépose sur l’eau gelée, le paysage prend une dimension magnique.

Stockholm area – Norrviken Lake – January 2021
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